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Luca Pacioli : la multiplication des multiplications
Luca Pacioli, alias Paciuolo, alias Frater Lucas de Borgo Sancti Sepulcri (vers 1445-1450, vers 1517), mathématicien et moine franciscain toscan. - Analyse par Jérôme Gavin, mathématicien, enseignant de mathématiques au Collège Voltaire à Genève, Alain Schärlig, mathématicien et docteur en économie politique, professeur honoraire à la Faculté des HEC de l’Université de Lausanne

C’est ici une véritable somme, comme son nom l’indique, qui couvre tous les domaines de l’arithmétique, et qui a véritablement donné en Italie l’essor au nouveau calcul, écrit, rendu possible par l’arrivée des chiffres arabes. L’extrait choisi concerne un certain nombre de procédés de multiplication (une dizaine !, dont la fameuse multiplication par jalousie) proposés par Pacioli.

Que diriez-vous d’ « ordinateur » ?
Jacques Perret (1906-1992), philologue français - Analyse par Loïc Depecker, professeur à Sorbonne-Paris-III, délégué général à la langue française et aux langues de France

C’est un professeur à la Sorbonne qui, consulté par IBM France au moment de la mise en production en France de ses premières machines, propose le terme « ordinateur » pour les désigner.

Carte informatique perforée Notions sur la machine analytique de M. Charles Babbage
Luigi Federico Menabrea (1809-1896) - Ingénieur et mathématicien italien - Analyse par François Rechenmann - Directeur de recherches à INRIA

Les principes de calcul de Babbage, exposés en français par Menabrea suite à une réunion à Turin. On y retrouve les idées qui seront au fondement du calcul électromécanique puis électronique du XXe siècle (le moulin, pour le processeur actuel ; le magasin, pour la mémoire actuelle).

De la numération binaire
Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) mathématicien et philosophe - Analyse par Yves Serra - Ingénieur

Ce manuscrit exceptionnel apparaît à ce jour comme la plus ancienne évocation d'un calculateur binaire, à l’instar de ceux que nous utilisons aujourd’hui. Car, comme nous le rappelle Leibniz dès 1679, pour multiplier des 0 et des 1, point n'est besoin de connaître la table de multiplication décimale !

La machine qui relève du défaut de la mémoire La pascaline, la « machine qui relève du défaut de la mémoire »
Blaise Pascal (1623-1662) - Analyse par Daniel Temam - Administrateur de l’INSEE, co-fondateur de la revue de mathématiques Tangente

Ce document est le « mode d’emploi » d’une des premières machines à calculer, la « pascaline ».

Autour du problème de Josèphe
Flavius Josèphe (ca. 37-100) - Historien judéen - Analyse par Laurent Signac - Laboratoire d'Informatique et d'Automatique pour les Systèmes (LIAS - Université de Poitiers) & École Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Poitiers (ENSIP).

Une enquête sur le problème dit de décimation, attribué à Flavius Josèphe, et la façon dont il est repris par divers mathématiciens à travers les âges.

La machine à calculer de Leibniz
Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) - mathématicien et philosophe - Analyse par Yves Serra

Leibniz décrit dans ce texte sa machine arithmétique, sur laquelle il travaillait dès sa jeunesse, et qui permet de faire les multiplications en décalant une partie mobile d’un cran vers la gauche, comme lorsqu’on pose une multiplication à la main.