Découvrez l’analyse "Liouville, le découvreur des nombres transcendants" de Michel Mendès-France, mathématicien, Professeur émérite de mathématiques à l'Université de Bordeaux I.
Cet article est la traduction française en 1861, par les auteurs allemands eux-mêmes, de l’article fondateur de l’analyse spectrale qu’ils avaient publié un an auparavant dans une revue allemande.
Ce texte est le premier article (titré « Prospectus ») de la première revue de mathématiques françaises, dans lequel les auteurs donnent leurs motivations et leurs ambitions pour la revue.
L’article démontre la dénombrabilité des nombres algébriques et la non-dénombrabilité des nombres réels. Il ouvre l’étude de l’infini du point de vue mathématique, marque la naissance de la théorie des ensembles – en fait une théorie de l’infini –, et porte en germe l’hypothèse du continu, premier problème de Hilbert (1900) toujours objet de recherche.
La première hypothèse étayée d’une origine extra-terrestre des chutes de pierres météoritiques.
Les propriétés de l’aluminium, isolé pour la première fois par Wöhler en 1827, suscitent peu d’enthousiasme pour ce nouvel élément chimique. Il faut attendre 1854 pour que Henri Sainte-Claire Deville découvre les propriétés de l’aluminium qui lui ont assuré le développement qu’il connaît aujourd’hui. Il les fait connaître dans une courte note aux Comptes Rendus de l’Académie des sciences du 6 février 1854.
La naissance du plan complexe, avec les modalités de représentation des nombres imaginaires par le mathématicien suisse Argand.
Le document consiste en l’Introduction et le Chapitre 1 de l’Exposition abrégée du Système du Monde et explication des principaux phénomènes astronomiques tirée des Principes de M. Newton, écrit par Émilie du Châtelet et publié en 1759, après sa mort. Il vient à la suite de sa traduction en français...
La découverte de la latéralisation des fonctions cérébrales, et de la zone commandant l'articulation du langage, sur le cortex frontal gauche, qui sera appelée "zone de Broca".
La découverte de la radioactivité artificielle (et avec elle de la radioactivité ϐ+, émission d’un positon) aura de nombreuses applications médicales, comme celle des traceurs radioactifs.
Ce texte est l’acte de naissance des rayons X, finement caractérisés par le physicien expérimental Röntgen, ce qui lui vaudra le premier prix Nobel de physique.
Les textes de Hermite (1873) rassemblés ici démontrent la transcendance de e et introduisent des méthodes nouvelles par rapport à Lambert (1761) et Liouville (1844) ; elles ouvrent la voie à la démonstration de la transcendance de Pi et de l’impossibilité de la quadrature du cercle.
Fresnel décrit ici une expérience qui permet de produire de la lumière dite polarisée circulairement à partir d’une lumière polarisée linéairement. Il met en évidence le caractère dit « dextrogyre » (polarisation à droite) et « lévogyre » (polarisation à gauche) de certaines substances dites chirales, ce qui de nombreuses applications en chimie-pharmacie.
Le Chatelier livre ici un des premiers principes de chimie théorique, unifiant les phénomènes de l’équilibre chimique en les rattachant tous à un même principe, celui de la réaction antagoniste à la cause de déplacement d’équilibre.
Northcote Parkinson (auteur de la célèbre loi de Parkinson, « le travail s’étale pour occuper le temps disponible à son achèvement ») nous livre, sous le masque plaisant de la dérision, d’authentiques traités de sociologie des affaires.
Leibniz décrit dans ce texte sa machine arithmétique, sur laquelle il travaillait dès sa jeunesse, et qui permet de faire les multiplications en décalant une partie mobile d’un cran vers la gauche, comme lorsqu’on pose une multiplication à la main.
La description de la bactérie de la peste par Yersin, lors d’une épidémie en Chine en 1894, a été à la base d’une quasi-éradication de cette maladie.
Ce document est le « mode d’emploi » d’une des premières machines à calculer, la « pascaline ».
Ce mémoire de 1800, écrit en français par un savant italien dans une revue philosophique anglaise, correspond à la découverte de la notion de pile. La pile de Volta sera perfectionnée au cours du XIX° siècle (par l’anglais Daniell notamment), et permettra la découverte de nombreux éléments chimiques nouveaux.
Un an avant la parution de L’Origine des espèces, la gestation de la pensée de Darwin – avec notamment la théorie de la sélection naturelle –, et la comparaison avec celle d’Alfred Wallace.
Ce texte d’une grande diversité est la preuve de l’irrationalité de π et l’acte de naissance des fonctions hyperboliques (sinus et cosinus hyperboliques).
Le brevet de Paul Héroult permet de lancer la fabrication d’aluminium à Froges (Isère) en 1889, par le procédé électrolytique, encore en utilisation au niveau mondial de nos jours.
Ce texte est la réponse de Leibniz au défi lancé par Bernoulli de connaître la forme prise par un fil sous l’effet de son poids : la courbe de la chaînette est ainsi découverte grâce au calcul différentiel de Leibniz.
Le congrès Solvay de 1927 voit s’affronter les partisans d’une physique quantique déterministe (Einstein, De Broglie, Schrödinger) et ceux d’une physique quantique reposant sur les relations d’indétermination (Bohr, Heisenberg, Born, Dirac, Ehrenfest,…).
La conception du coronographe par Bernard Lyot (1897-1952), qui permet d’observer la couronne solaire en dehors des éclipses – et sont utilisation du site exceptionnel du Pic du Midi de Bigorre pour l’observation solaire.
Descartes introduit le calcul dans la résolution des problèmes géométriques ; c’est la naissance des « coordonnées cartésiennes ».
Le texte des deux « hypothèses d’Avogadro » : la première conduit à la notion actuelle de mole, caractérisée par le nombre d’Avogadro N ; la seconde, distinguant l'atome de sa molécule, est à la base de la notion de molécule et de la notation chimique actuelle.
Dans ce texte, le prix Nobel R. Feynman introduit, par l’intermédiaire des vecteurs, la notion de symétrie en physique.
La remarquable caractérisation par Œrsted de différentes situations de déviation de la boussole par un courant électrique.
Bouasse dénonce, avec la plume acérée des préfaces de ses manuels de physique, certains travers de « l’esprit taupin » dans la science.
L’expérience « cruciale » de Foucault, conçue pour trancher entre la théorie corpusculaire de la lumière et la théorie ondulatoire.
Dans cette courte note adressée à l’Académie des sciences de 1908, Heike Kamerlingh Onnes rend compte de la première liquéfaction de l’hélium qui lui vaudra le prix Nobel en 1913. Il atteint alors une température d’environ –271,5°C, soit un peu plus de 1 degré au-dessus du zéro absolu. Cette liquéfaction ouvre ainsi la voie vers la cryogénie à l’hélium et permettra la découverte de la supraconductivité trois ans plus tard.
Dans ce texte de trois pages, Stainville donne une démonstration du caractère irrationnel de la base des logarithmes e ; il dit tenir cette démonstration de Joseph Fourier via Poinsot.
Ce mémoire a une histoire particulière : bien que lu par Arago en 1810 à l’Académie des sciences, il ne sera pas publié à ce moment-là mais en 1853, juste avant la mort d’Arago.
En complément de l’analyse de Caroline Ehrhardt, téléchargez un texte de Jacques Verriest (1934), « Évariste Galois et la théorie des équations algébriques ».
Ce document est un texte fondateur pour comprendre l’histoire de la signalisation maritime. Il marque la naissance de la lentille à échelons (ou lentille de Fresnel) et de sa fabrication « industrielle ». Elle est encore utilisée dans les phares maritimes, mais aussi dans les phares automobiles.
Ce document nous permet de comprendre comment au XVII° siècle, bien avant la notion de fonction, de dérivée, de calcul infinitésimal ou différentiel, on pouvait appréhender les notions de « minimum et de maximum ».
Brillouin fait le lien rigoureux entre l'entropie mathématique de Shannon et l'entropie statistique de Boltzmann en physique, et donne une signification physique à la notion de néguentropie (entropie négative) qu'il introduit.
Cournot, fondateur de l’économie scientifique, définit dans ce texte les fonctions de demande et de revenu, maximise cette dernière et esquisse la notion d’élasticité prix-demande.
Fresnel, à vingt-sept ans, s’oppose à la théorie corpusculaire de la lumière de Newton en vigueur jusque là, et par des expériences sur la diffraction de la lumière, pose les bases de sa théorie « vibratoire » de la lumière, à laquelle il apportera compléments et corrections en 1818.
Dans ce texte fondateur de la thermodynamique moderne, Sadi Carnot développe ce qui deviendra le second principe de la thermodynamique, formalisé par la suite par Clausius en 1850. Il présente aussi la machine thermodynamique idéale, la machine de Carnot, qui constitue encore aujourd’hui la mesure de référence pour toutes les machines thermiques, des machines à vapeur aux moteurs des avions à réaction.
Le rapport de Biot sur la météorite de l’Aigle en 1803 se présente comme une véritable investigation policière d’une grande rigueur scientifique. C’est le premier écrit qui atteste, de la part d’un savant, de la réalité extra-terrestre (c’est à dire d’origine non terrestre) des chutes de météores.
La première preuve du caractère fini de la vitesse de la lumière, par une série d'observations des éclipses de Io, satellite de Jupiter.
Le mathématicien André Weil, un des fondateurs de Bourbaki, dénonce avec mordant certains travers et états de fait.
Gay-Lussac, sur la base de ses observations, énonce sa loi selon laquelle les gaz se combinent en volume dans des proportions simples (par exemple, deux volumes d’hydrogène et un volume d’oxygène se combinent en deux volumes de vapeur d'eau).
Ce texte daté de 1910 est un manuscrit qui était resté inconnu jusqu’en 2005 (pour l’instant le seul manuscrit de BibNum). Il propose une méthode de résolution d’équations, s’appuyant sur la méthode des moindres carrés développée par Gauss et Legendre, mais avec une approche nouvelle, et des exemples d’application à la géodésie et la cartographie.
Ce texte de vulgarisation scientifique explique la cause du bruit du tonnerre : pourquoi, alors que l’éclair est instantané, le tonnerre qui le suit n’est pas une détonation instantanée, et dure un certain temps ?
Dans deux courtes notes à l’Académie des Sciences Becquerel décrit sa découverte de la radioactivité qui a déclenché, en quelques années et de façon fulgurante, celle de la physique nucléaire et de la structure intime de la matière (avec les époux Curie, puis Rutherford, etc.).
Cette tablette est sans doute la première écriture mathématique connue, datant de deux millénaires avant notre ère, à Babylone. Un texte fondateur à n’en pas douter.
C’est un des premiers textes de la typologie des « voyages agronomiques », à caractère concret puisqu’il contient des recommandations agronomiques encore utiles de nos jours.